Qu’est-ce qu’un mème ?

Tout d’abord définissons ce qu’est un mème. Omniprésent sur le web depuis de nombreuses années déjà, et s’infiltrant peu à peu dans nos stratégies marketing digitale. Le mème est par définition une idée souvent humoristique, voir sarcastique repris de manière virale par internet. Il se décline sous différentes formes, vidéos, images, simples textes ou même musiques, cela dépend de la contribution de chacun, sachant qu’un mème peut tout à fait changer de format, évoluer au fil du temps.

Il a également souvent tendance à être simple par nature, dans le sens rapide à créer. Il suffit de regarder sur les réseaux sociaux, les nombreuses pages populaires consacrées aux mèmes. Une majorité ne nécessitent aucune compétence particulière de graphiste. Il existe évidemment des exceptions, certaines communautés actives aiment rendre le même le plus absurde possible et n’hésiteront pas à dégrader volontairement la qualité des textes ou appliquer des effets inhabituels, toujours dans le but d’accentuer l’absurde et le décalage par rapport aux autres contenus plus traditionnels.

Cette rapidité et accessibilité rend le mème évidemment viral, car chacun, peut ainsi rebondir sur l’actualité et sur une idée paressant pertinente en quelques minutes.

Pourquoi donc le même peut-il ou devient-il un outil marketing ?

Les mèmes sont nés et restent présents principalement sur les réseaux sociaux, ils cohabitent donc avec le contenu des marques, influenceurs et autres. Là où les marques ont de plus en plus de mal à exister, sur Facebook par exemple, surtout lorsque le contenu est organique et non sponsorisé. Les mèmes, eux, génèrent un taux d’engagement record, entre réactions et surtout commentaires, ils sont également énormément partagés et parfois même améliorés, retravaillés et reportés. De même, sur Instagram, les pages dédiées aux mèmes rencontrent un franc succès, avec par exemple @marinozememeur qui avec 41k followers approche les 20% d’engagement, sans aucune sponsorisation, seulement grâce à la pertinence de son contenu. Rappelons que les marques, à échelle d’abonnés similaire, peinent à dépasser les 5% d’engagement, de même pour les influenceurs avec lesquels elles travaillent. Nous avons déjà des exemples de campagnes se réappropriant les codes des mèmes, comme par exemple HipChat (service en ligne pour le chat privé).

Les mèmes semblent se dessiner comme un nouvel outil marketing pour les jeunes communicants que nous sommes. Même si, évidemment l’efficacité vient de l’authenticité et la faculté de se jouer de nos émotions. Il est certain que des partenariats intelligents seront possibles et très pertinents entre les marques et mèmes.