Depuis les années 2000, toutes les grandes marques de consommation ont passé le cap de la couleur verte. Que ce soit McDonald’s, Coca-Cola, Volvic ou encore le Chat, ces marques ont saisit l’intérêt marketing du greenwashing ou blanchiment écologique. Sur tous les supports de communication, les mentions « écologique », « non polluant » ou « naturel » qui ont fleuri sur une multitude de produits incarnent un argument de vente pertinent. Mais le greenwashing n’est il pas qu’une vaste illusion, qu’un effet de mode ?

L’importance d’avoir une image éco responsable

Face au changement climatique et au réveil de la conscience citoyenne, les entreprises ont compris l’importance de paraître écologiquement responsable auprès de leurs clients. Par exemple, 70 % des 250 premières entreprises françaises cotées déclarent avoir entrepris une démarche en faveur du développement durable.
Une entreprise s’engage dans une démarche de greenwashing lorsqu’elle surfe sur une image éco-responsable, alors qu’il n’y a que la communication qui l’est et les produits ou services proposés ne sont peu, voire pas du tout écologiques. Le greenwashing s’effectue davantage en marketing direct et devient donc moins détectable. Des packagings, des promotions exceptionnelles, des mentions ou labels écologiques auto-décernés pullulent sur toutes sortes de produits. La plupart du temps ces arguments « écologique » sont infondés et le recours aux faux labels demeure une pratique très répandue.

Les dangers du greenwashing et comment le combattre

Le greenwashing repose clairement sur de la publicité mensongère. Son principal travers est donc d’induire les consommateurs en erreur et de les pousser à consommer des produits qui ne correspondent pas à leurs attentes. Juridiquement, la publicité mensongère expose les entreprises à des poursuites judiciaires et à des problèmes d’images d’autre part (Wolkswagen). De plus ces pratiques sont malhonnêtes, car elles peuvent pénaliser les entreprises qui œuvrent réellement dans le développement durable, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles.
En raison de ces pratiques douteuses, L’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité et l’Observatoire Indépendant de la Publicité travaillent à imposer des règles déontologiques aux entreprises. Ces derniers alertent les citoyens sur les publicités mensongères écologiquement parlant grâce à son expertise annuelle «  Public & Environnement » et décerne même ironiquement des prix aux campagnes de communication les plus irresponsable en matière environnementale.

Pour conclure, la responsabilité du consommateur face à ces entreprises peu scrupuleuses est primordiale. Il est désormais éco responsable de privilégier les entreprises qui respectent leurs engagements écologiques et de boycotter les entreprises qui se donnent des airs d’acteur de la lutte contre le réchauffement climatique ou de la préservation de la biodiversité, alors qu’ils n’en sont pas.