Doit-on en avoir peur ? La reconnaissance faciale est-elle le futur pour notre société ? Si l’on pense désormais immédiatement à Black Mirror lors de l’évocation des nouvelles technologies, sont-elles  pour autant aussi néfastes et dangereuses que le laisse entendre l’anthologie dystopique.

Les nouvelles technologies : entre protection et contrôle

Depuis 2018, la Chine commence à démocratiser l’utilisation de la reconnaissance faciale. Près de 600 millions de caméras équipées de cette nouvelle technologie seront installées dès 2020 sur l’ensemble du territoire. Ces caméras pourront identifier les individus qu’ils soient de dos ou de face. De plus en plus d’entreprises ont abandonné l’utilisation classique des badges au profit de caméras qui affichent les noms et les visages des salariés sur un écran. Simple moyen d’affiner l’identification des individus sur le territoire pour les autorités chinoises ou bien simplification du contrôle de la population par le gouvernement chinois ?

La reconnaissance pour tous

Toujours en Chine, après l’utilisation sur les humains ce sont les animaux qui font désormais l’objet de la reconnaissance faciale. Afin de contrôler la propagation d’une épidémie de peste porcine qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques sur l’économie chinoise, les nouvelles technologies sont désormais utilisées afin d’identifier les spécimens malades et ainsi éviter que ces derniers contaminent leurs camarades. Si la Chine est le pays le plus en avance quant à la démocratisation de la reconnaissance faciale, les autres pays commencent désormais à s’y mettre sérieusement. 

Considérée par la majorité des grandes nations comme le futur de la technologie, des pays comme la France utilisent désormais la reconnaissance faciale via les drones afin de faciliter la protection du territoire et des entreprises comme Apple la développent désormais pour les téléphones. Cependant, le secrétaire général de l’ONU a ouvert la 40ème sessions du Conseil des droits de l’homme en indiquant le potentiel danger d’une utilisation abusive de la reconnaissance faciale. Si aucun pays n’a pour autant été cité, les regards se sont pour autant tournés vers la Chine. La liberté des hommes va-t-elle à être altérée par la reconnaissance faciale ? La question se pose et fait débat.m