De nos jours, les challenges font partie intégrante de la culture web. Durant ces quinze dernières années, ce sont les challenges Blue Whale et MOMO qui ont fait le plus parler d’eux.

Blue Whale challenge, une incitation au suicide.

Le nom “blue whale” viendrait de la légende qui stipule que des baleines s’échouent sur les plages volontairement pour mettre fin à leurs jours. C’est un jeune homme d’origine russe, âgé de 22 ans, qui serait à l’origine du challenge. Étudiant en psychologie, il avoue avoir poussé 17 jeunes au suicide.

Le challenge comporte environ une cinquantaine de défis des plus banals, tels que dessiner, écouter de la musique, ne plus adresser la parole à son entourage… , aux plus dangereux, comme se frapper ou se scarifier…, et l’ultime épreuve serait de se donner la mort à la fin du challenge. Après ses premières apparitions en Russie, le blue whale challenge se diffuse en France. En novembre 2015, fragilisée par des déboires personnels, Irina Kambaline dit “Rina”, se suicide en se jetant sous un train, ce sera la première victime de ce mystérieux jeu.

En France, ce jeu a également fait des adeptes, au départ sans pour autant penser au suicide, les jeunes commencent par des étapes initiatiques, et s’enfoncent petit à petit dans le piège psychologique fomenté par ses créateurs.</p>

MOMO challenge, un challenge effrayant.

Momo challenge est un challenge qui est apparu en 2017 en France. Ce challenge qui utilise une sculpture japonaise effrayante, pousse au suicide les personnes qui essayent de contacter Momo. Les individus derrière Momo utiliseraient des informations personnelles, capturées sur les réseaux sociaux, afin d’avoir un ascendant psychologique sur les personnes les plus fragiles. Momo menacerait alors de dévoiler les informations privées sur internet.

Malheureusement, ce sont surtout les enfants de 12 à 15 ans qui sont touchés par ce type de challenge. Les créateurs de ces jeux profitent du jeune âge des victimes, de cette période où l’on est particulièrement fragile et manipulable et les poussent à commettre l’irréparable. Face à ce fléau, il faut réagir, tout le monde est unanime. Par le biais scolaire, sensibiliser les jeunes à ce phénomène par des réunions participatives, dans la sphère familiale également en étant à l’écoute de ses enfants, mais également sur internet en identifiant les sites coupables, en les fermant systématiquement et en encourageant les jeunes à dénoncer tous les comportements suspects. N’oublions pas que le dialogue et l’écoute sont la base de l’éducation.