Entre pédocriminalité, hypersexualisation et abus de retouches photos, les enfants sont exposés à une visibilité malsaine sur les réseaux sociaux.

Tik Tok, une application dangereuse ?

Avec 700 millions d’utilisateurs à travers le monde, Tik Tok a su s’imposer dans le mondes des réseaux sociaux. Le principe ? Chanter en playback ou encore reproduire des répliques de film. La grande différence avec les autres réseaux sociaux, c’est le nombre impressionnant de jeunes enfants qui l’utilisent. Sur Tik Tok, les jeunes copient leurs modèles, ils se mettent en valeur et s’amusent devant la caméra. Jusqu’ici rien d’alarmant, mais lorsqu’on s’intéresse un peu plus au phénomène, ce que l’on découvre est très inquiétant. En 2017, un père porte plainte à la suite de propositions indécentes envers sa petite fille de sept ans. Tik Tok est une plateforme où les prédateurs, cachés derrière des pseudonymes, rôdent sans restrictions.

Instagram : Attention aux nouvelles reines de beauté !

Kristina Pimenova, Coco Pink Princess ou encore Mia Aflalo possèdent à elles seules 2 millions et demi d’abonnés sur Instagram. Leur particularité ? Elles ont moins de 10 ans. Instagram semble, depuis quelques années, être l’endroit propice à la course aux partenariats avec les marques pour ces jeunes filles. 27% d’enfants de moins de 13 ans sont inscrits sur la plateforme. Avec leurs visages d’anges et leurs regards plein d’innocence, ils font exploser le nombre de likes. Posant lascivement et se maquillant à outrance, ils ne cessent de faire polémique, malheureusement, leur succès ne cesse de croître. Les parents n’hésitent pas à retoucher leurs enfants pour encore plus de perfection et pour atteindre un idéal irréel.

Les réseaux sociaux sont une mine d’or pour les pédophiles. Des comptes qui diffusent des images d’enfants hypersexualisés sont suivis par des milliers de personnes, y compris par des personnes mal intentionnées. Les marques commencent cependant à prendre conscience des dérives et agissent. Sur Youtube, les grandes marques, telles que Disney ou Nestlé, ont retiré leurs publicités. La plateforme de vidéos a par la suite décidé de commencer à dé monétiser les vidéos avec des mineurs et de désactiver les commentaires sous ses vidéos.

Les enfants ont tendance à s’identifier à ces “stars d’internet” et leur apparence superficielle va devenir pour eux une normalité. La notoriété de ces jeunes les fait rêver et ils ne voient pas l’envers du décor. Dans un monde où l’apparence est reine, les enfants vont penser que se maquiller et s’habiller comme les adultes les rend “beaux”, cela ne devrait même pas leur venir à l’esprit, à un âge où on se construit, leurs repères vont être faussés et cela peut entraîner des désordres psychologiques menant à l’anorexie, la dépression…

Il faut faire passer l’éthique en premier et non pas l’aspect pécunier. C’est aux adultes de réagir et de faire que ces enfants ne grandissent pas trop vite, ils ont un droit à l’image et tant qu’ils n’ont pas l’âge de choisir, laissons les vivre leur “vie d’enfant”…