A l’heure du tout numérique et où l’information se trouve très rapidement noyée dans un flux ininterrompu de contenu, nous avons souhaité nous intéresser au cas particulier des ONG et comment celles-ci arrivent à tirer leur épingle du jeu grâce à la communication digitale. Exemple avec Alexis Chailloux, responsable du pôle digital, responsable web marketing à Greenpeace France.

Les réseaux sociaux, un formidable levier pour les ONG et les associations.

Générer du contenu visible et engageant sur les différentes plateformes sociales est le principal challenge que les marques et associations doivent relever pour communiquer leurs messages. Greenpeace a fait le choix stratégique de s’implanter sur ces médias le plus tôt possible car cela reste pour eux le meilleur moyen de s’adresser à leur communauté sans filtre, et sans intermédiaire.

« Lors d’une catastrophe environnementale, nous pouvons ainsi documenter et diffuser un sujet parfois peu traité par les médias français » raconte Alexis Chailloux. « De la même manière, lorsque nous étions rentrés dans plusieurs centrales nucléaires en décembre 2011, Nicolas Sarkozy avait qualifié l’action de Greenpeace “d’irresponsable”. Deux militants, cachés dans la centrale du Cruas, avaient alors répondu au président dans la demi-heure, via une vidéo Dailymotion. »

S’il confie que les plateformes sociales sont toutes utiles à leur manière, ils n’en restent pas moins dépendants des algorithmes des principaux acteurs : Facebook, Twitter, Instagram… Face à la baisse du reach imposé notamment par Facebook afin d’inciter les annonceurs à ouvrir le tiroir caisse pour être vus, l’incitation à récolter les données des soutiens du mouvement, et notamment leur adresse e-mail, leur permet d’avoir un contact direct avec la communauté et de les informer sans peine des dernières actualités de Greenpeace.

À chaque cause sa communication spécifique

Peut-on communiquer de la même manière lorsqu’on parle de nucléaire, de dérèglement climatique, de pollution océanique ou encore de déforestation ? « Oui et non », nous explique Alexis. « Pour certaines thématiques, nous avons ainsi développé des pages Facebook ad hoc comme les pages « OGM j’en veux pas » ou « Zero Deforestation ». Sur la campagne nucléaire, par définition assez anxiogène, nous tentons également d’adopter une tonalité humoristique quand c’est possible ».

Cependant, il souligne également l’importance de conserver un ton et une cohérence entre les différentes thématiques, qui sont pour la plupart intimement liées les unes aux autres.

Il convient également de rappeler que si les activités de Greenpeace ne reposent sur aucune subvention publique, l’intégralité de leur budget média repose uniquement sur les dons réalisés par les adhérents au mouvement. L’objectif de chaque campagne est donc double : sensibiliser, mais également engager et fédérer de nouveaux publics autour des enjeux environnementaux.

En d’autres termes, « sans nos adhérents, militants et donateurs, nous ne sommes rien » conclut Alexis.

Pour suivre au plus près les actions de Greenpeace, et participer à leurs campagnes, c’est donc par ici : https://newsletter.greenpeace.fr/

Vous pouvez également retrouver plus d’informations sur Greenpeace en visitant leur site web (https://www.greenpeace.fr/) ainsi que leurs réseaux sociaux.